Commercialisation - vente - écrit par Christophe de Chassey, le 8 février 2008 - 0 commentaire
Que peut-on dire sur la tarification des entrées ?
La gratuité dans les musées est sans doute ce qui a mobilisé le plus le discours sur la gestion de ces institutions. Avec passion on défendra, avec des arguments différents évidemment, la gratuité ou la diversité des tarifs. Les ouvrages sont nombreux, correspondant aux nombreux débats sur la question qui relève d’un choix politique et s’est trouvée, de fait, souvent liée à l’arrivée de nouvelles équipes gouvernantes. Le dernier en date, sous la direction d’Anne Gombault et Christine Petr : La gratuité des musées et des monuments côté public. Ed. Question de culture. Ministère de la culture et de la communication. On connaît pourtant une grande stabilité des tarifs depuis une cinquantaine d’année, tant est souvent compliqué tout changement :
- Passage des modifications en débat municipal (ou départemental selon l’identité de la collectivité qui gère le musée)
- Modification des guides papier
- Communication : campagne pour faire connaître les modifications aux organismes du tourisme, à la Presse, à la Radio, Télévision, etc.
Plutôt que de reprendre les argumentaires classiques, nous poserons ici les questions préalables à toute création ou modification tarifaire:
- Analyse des tarifs existants : que recouvrent les différentes tarifications existantes , quel est le nombre de visiteurs pour chaque catégorie de touristes ? Le nombre de visiteurs effectifs et nombre de visiteurs potentiels en rapport avec la zone de chalandise (public résidentiel et touristes)
- Modification : ne faut-il pas coupler les modifications tarifaires et horaires ? Analyse des “pics” de fréquentation et des plages horaires où la fréquentation est faible. En tout état de cause, la gratuité est devenu un élément incontournable de la politique de prix, mais qui nécessite un effort soutenu et régulier pour animer le musée et le faire connaître.
- La concurrence : analyse des tarifs culturels et non culturels en fonction du temps passé dans le lieu par les visiteurs.
- La visite culturelle aujourd’hui : Il y a encore dix ans, l’idée d’étudier les pratiques culturelles liées aux autres activités de la journée touristique aurait choqué. Aujourd’hui, avec un public touristique qui représente souvent 60 à 80% de la fréquentation, avec des fonds propres ou des ressources qui devraient couvrir 30% des recettes, la billeterie doit aussi s’interroger sur le parcours du touriste et sur son expérience de visite. La visite culturelle “sèche”, comme seule motivation d’un séjour, est de plus en plus rare. Presque réservée aux spécialistes (professionnels, amateurs, érudits, experts, enseignants, chercheurs…).
Il est donc intéressant d’étudier avec les responsables du tourisme, localement, comment la visite culturelle peut prendre place dans une découverte plus globale de la région, du département, du pays ou de la ville visitée.
Cette offre plus large qui comprend hébergement et restauration, mais aussi qui tient compte des autres activités possibles (gastronomie, shopping, sport, balades…) n’enlève rien à l’intérêt en soi de la visite culturelle.
Par contre, à ne pas faciliter l’organisation de la visite culturelle (horaires, trajets, parking, pouvoir se restaurer, se désaltérer, se reposer…), on prend le risque de voir les publics contourner ces difficultés pratiques en choississant…. une autre activité ! Les publics fidèles ne suffisent plus, aujourd’hui, à la fréquentation. Il s’agit de les renouveler en s’adaptant aux contraintes que l’on peut éviter.
Encore une fois, simplifier les questions pratiques n’altère pas la qualité ni le plaisir d’une visite culturelle. L’aide des professionnels du tourisme (OT, CDT, agences réceptives, tour opérateurs…) est sans doute indispensable pour construire ces nouveaux tarifs forfaitaires; leurs compétences en matière de prix, d’offres de services intégrés et de voyages, doivent être mise à contribution pour un travail commun.
Valoriser les lieux culturels et accroître ses recettes
Pour Catherine Cante, associée chez Publicis Events, agence spécialisée dans l’organisation d’événements, les lieux les plus demandés pour organiser des événements professionnels sont ceux tournés vers l’art et la culture, aptes à valoriser l’entreprise.
- Les expositions à forte visibilité sont également très prisées. Cela constitue une valeur ajoutée pour les clients qui peuvent partager des choses particulières dans ces conditions.
- Le mécénat est toujours mis en avant pour avoir d’autres subsides et faire fonctionner les lieux de la culture, à commencer par les lieux de petite et moyenne capacité. Mais une action de mécénat est longue à monter, souvent “one shot” - et dédiée à une exposition, une œuvre restaurée, une aide à l’acquisition.
- D’autres pistes existent pour rapprocher culture et entreprises, comme créer un Club des entreprises locales. Très peu de responsables de lieux culturels prennent le problème plus simplement: si les mécènes sont rares, on peut par exemple former un club d’entreprises, ou mobiliser les entreprises locales, leur faire une visite, des offres diverses (soirées, anniversaires, cocktails, incentives, formation, après-midi, diners, diner-débats…) pour voir ce qu’elles préfèrent. Négocier les prix et les horaires avec elles - plutôt qu’avec le personnel du lieu auquel il faut s’adapter en priorité pour les horaires, les heures sup.
- Ces “clubs d’entreprises “, très nombreux hors la France (USA, GB, All, Espagne, Pays nordiques, etc…), fonctionnent très bien en France aussi. Se réunir dans un lieu culturel, comme dit la responsable “Evènements” de Publicis Events, est toujours plus agréable, plus convivial, plus surprenant que se réunir dans un restaurant, une salle de conférence ou une salle de la Mairie…
10 lieux exceptionnels où organiser des événements professionnels
Exemples : 10 lieux exceptionnels où organiser des événements professionnels : mais, une fois de plus, il s’agit là des stars culturelles (Mont St Michel ou Louvre), accessibles aux grosses entreprises, multinationales et Cie. Les réservations sont faites trois ans à l’avance au Louvre…
Conclusion: les questions de tarification ont une vertu : elles permettent de s’interroger sur toutes les autre questions : les contenus, les modes de gestion ou la formation des personnels, les services à créer, etc…Et de construire une stratégie!
- Qu’est-ce que le tourisme culturel ?
- La boutique comme prolongement de la visite
- Du bon usage des nouvelles technologies pour le tourisme culturel
- Quelle démarche marketing pour le tourisme culturel ?
- Les courts séjours
- Quels sont les modes de gestion des sites culturels ?
- Comment adhérer à Maison de la France et à ODIT France ?
- Dix ouvrages de référence pour comprendre le Tourisme Culturel
- Le Ministère de la Culture et de la Communication
- Qu’est-ce qu’un city-pass ?
- Le Luxe et l’industrie touristique
- Une autre économie pour la culture
en fait cela pourrait se reformuler autremen...
- Une autre économie pour la culture
en fait cela pourrait se reformuler autremen...
- Bonjour,
Il manque un en effet un lien merci ! C'est cet article : http://www...
- Bponjour
Je ne trouve pas l'article; Comment faire pour attirer et faire reve...
- En fait, il y a hélas en France peu d'enquêtes récentes qui vont sufisamment dan...
- bonjour,
entre les deux parties, les pro-commercialistes pret a commercialis...
- Pour information, voici une initiative de tourisme vert et culturel qui illustre...
- oui et tordre le cou aux idées reçues car pour info la Pologne reçoit 17 à 18 mi...
Fréquentation - 26 juin 2008 - 2 commentaires
Du bon usage des nouvelles technologies pour le tourisme culturel
En voir plus dans la rubrique Fréquentation
- Qu’est-ce qu’un city-pass ?
- Comment évolue la fréquentation des sites culturels depuis 10 ans ?
- Comment augmenter la fréquentation touristique avec des moyens financiers limités ?
- La signalétique : les bonnes démarches
- Faut-il un accueil central qui dispatche les visiteurs ?
Commercialisation - vente, Mise en tourisme - 26 juin 2008 - 1 commentaire
Quelle démarche marketing pour le tourisme culturel ?
En voir plus dans la rubrique Mise en tourisme
- Comment faire pour attirer et faire revenir des touristes étrangers : les BRIC
- Le monument dont nous souhaitons développer la fréquentation est protégé ou incrit à l’inventaire : Quelles sont les contraintes liées à ce type de classement ?
- En quoi le musée ou le monument local peut-il contribuer à l’identité locale ?
- Comment développer l’offre (une abbaye, un monument, un jardin…) ?
- Liste des ressources culturelles d’une région
Commercialisation - vente - sept 8, 2008 15:03 - 0 commentaire
La boutique comme prolongement de la visite
En voir plus dans la rubrique Commercialisation - vente
- Quelle démarche marketing pour le tourisme culturel ?
- Clientèles étrangères : focus sur les clientèles européennes
- Que peut-on dire sur la tarification des entrées ?
- Comment faire figurer un site culturel dans un guide de voyage, et comment influer sur le contenu proposé ?
- Comment obtenir des ouvertures hors horaires habituels d’un site culturel ?
Laisser un commentaire